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Le Vaucluse placé en situation de vigilance sécheresse

Le Préfet de Vaucluse, après consultation du comité départemental «Sécheresse», a décidé de placer en situation de vigilance «sécheresse» l’ensemble du département. ( Arrêté préfectoral du 30 juin 2020).

Une pluviométrie contrastée et une hydrologie faussement favorable

Une pluviométrie excédentaire d’octobre à décembre 2019, a fait bénéficier le département de bonnes conditions hydrauliques au début de l’année. Il a pu, en particulier, passé la recharge des nappes supérieure aux normales. Par la suite, le Vaucluse a connu une pluviométrie très contrastée. À l’Est du département, elle fut largement excédentaire. Alors qu’à l’Ouest du département, elle fut plus déficitaire du fait de températures et d’ensoleillement supérieurs aux normales.

La situation hydrologique en Vaucluse apparaît globalement plus favorable que les années précédentes. Cependant, on observe une dégradation sur le bassin du Lez, et dans une moindre mesure, sur le bassin de l’Aygues.
Les prévisions météorologiques semblent confirmer l’installation d’un temps chaud et sec. Or, les prélèvements agricoles et d’eau potable sont en augmentation. Dans ce contexte, le risque d’une dégradation rapide de la situation de sécheresse est à craindre.

Au regard de la situation, le Préfet de Vaucluse a donc placé en situation de vigilance « sécheresse » l’ensemble du département.

Conséquences d’une mise en vigilance “sécheresse”

Le seuil de vigilance permet d’informer l’ensemble du public et des usagers de l’eau. Le but est de leur faire adopter au plus vite des comportements visant une gestion économe de la ressource en eau et sa protection vis-à-vis des pollutions.

Les recommandations générales décrites dans l’arrêté préfectoral s’appliquent à tous et dans l’ensemble du département.

Il est notamment recommandé de diffuser à toutes les communes du département la situation hydrologique et de rappeler aux maires les possibilités réglementaires à leur disposition.

Toutes les catégories d’usagers doivent, par ailleurs, être sensibilisés aux économies d’eau.
Il faut tout autant anticiper sur les éventuelles restrictions. Et passer à des relevés mensuels des compteurs d’eau pour tout prélèvement pour lequel la réglementation en vigueur prévoit un système de comptage.

Concrètement, les restrictions portent sur les consommations d’eau domestique mais aussi sur les usages d’eau secondaires (nettoyage des voitures, lavages extérieurs…). Cela concerne également l’espace public où le lavage des voies et trottoirs doit se restreindre au strict nécessaire de salubrité.

Sur le fondement de la salubrité et de la sécurité publique, les maires pourront, à tout moment et en application du code général des collectivités territoriales, prendre par arrêté municipal des mesures de restriction plus contraignantes que celles imposées par le présent arrêté, dans l’objectif de satisfaire en priorité l’alimentation en eau potable des populations.

Cette situation de vigilance et l’évolution des indicateurs et des usages de l’eau feront l’objet d’un attention soutenue, afin de prévenir dans les meilleurs délais tout risque d’aggravation de la sécheresse.

L’arrêté est publié au recueil des actes administratifs de la préfecture avec envoi d’une copie aux mairies pour affichage dans au moins un lieu public adapté à la consultation du public. Il sera également consultable en ligne sur PROPLUVIA.