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Marketing alimentaire et épidémie d’obésité en France

Santé publique France a publié le 24 juin une étude intitulée « Exposition des enfants et des adolescents à la publicité pour des produits gras, sucrés, salés ». Cette étude constate que les enfants qui regardent la télévision sont massivement abreuvés de programmes publicitaires de malbouffe : McDo Happy Meal, Nutella, Kinder Bueno, figurant dans le top 10 de ceux ayant fait l’objet des plus gros investissements publicitaires en 2018. L’étude démontre « le rôle du marketing alimentaire dans l’épidémie d’obésité en France » et déplore : « plus de la moitié des publicités alimentaires vues par les enfants et les adolescentes concernent des produis gras, salés, sucrés. »

FNE Vaucluse a inclus dans son programme d’éducation à l’environnement à destination des jeunes, une thématique « alimentation ». Il est clair cependant que, n’en déplaise au gouvernement qui prétend que les engagements volontaires des industriels suffisent, quelques heures ne peuvent équilibrer le matraquage publicitaire dont nos enfants sont l’objet..
D’ailleurs, là encore, l’étude de Santé publique France remet les pendules à l’heure : les engagements volontaires des entreprises ne sont pas efficaces. « les programmes jeunesse qui font actuellement l’objet d’interdiction de publicité sur les chaînes publiques et de mesure d’autorégulation de la part des industriels de l’agroalimentaire représentent moins de 0,5% des programmes vus par les enfants. »

L’unique régulation qui existe actuellement consiste donc à éloigner ces publicités des programmes pour enfants.
Santé publique France préconise « d’interdire les publicités sur des produits à plus faible valeur nutritionnelle (Nutri-Score D et E) en télévision et sur Internet, aux moments où les enfants sont les plus nombreux devant les écrans ».
S’appuyant sur cette étude et sur les recommandations de la Convention citoyenne pour le climat, l’association foodwatch relance son combat pour faire interdire la publicité ciblant les enfants pour les aliments trop gras, trop sucrés, trop salés
Nous rejoignons ceux qui demandent une loi pour enfin protéger les enfants du matraquage publicitaire de la malbouffe et qui appellent, les parlementaires à interdire ces pratiques à l’occasion du prochain débat sur la réforme de l’audiovisuel.