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Patrimoine végétal urbain

Le jeudi 4 juillet, FNE 84 a participé au Séminaire « Patrimoine Végétal Urbain », organisé par L’AURAV (Agence d’Urbanisme Rhône Avignon Vaucluse).

Dans un contexte bioclimatique de plus en plus préoccupant, le végétal apparaît comme une solution aux enjeux de lutte contre les îlots de chaleur et accessoirement de maintien de la biodiversité en ville. Cependant, l’installation d’arbres en ville coûte cher. Elle est complexe ne serait-ce que du fait des différents réseaux souterrains. Ce séminaire a permis d’appréhender la problématique, de confronter les expériences et d’explorer les solutions et les limites du développement du végétal en ville.

Au cours de la matinée,

Kathleen Personnic (COVE) a présenté les premiers résultats de ses recherches sur les îlots de chaleur urbains à Carpentras. Son travail, a mis en lumière la différence notable de température entre la ville et sa campagne environnante, voire entre les divers points d’une place ou d’une rue, et inventorie les facteurs motivant ces écarts de température (présence d’arbres, d’eau, matériaux, couleurs des bâtiments ou du pavage…).
Anne-Lise Maicherak (AURAV) a expliqué l’utilité du
Coefficient de Biotope par Surface
(CBS) dans les PLU. Cet outil permet, lors de nouvelles constructions, de réglementer la surface laissée à la végétation.
Auriane Brousse (AURAV) travaille sur les toitures végétalisées. Elle nous a exposé leur intérêt (fraîcheur, acoustique, biodiversité, dépollution), les bonnes conditions d’implantation et les contraintes associées (coût, esthétique estivale médiocre). Afin d’offrir aux pétitionnaires de l’aide dans la mise en place de ces toitures, elle a rédigé un catalogue de 500 plantes à privilégier (ou  à éviter) sur des toitures végétalisées dans notre région.
Michel Valerio de l’INRA d’Avignon a évoqué l‘adaptation des arbres au changement climatique et aux diverses maladies. Il a évoqué la problématique des platanes, et présenté les nouvelles essences qui pourraient à terme remplacer celles qui souffrent trop de la chaleur.

Parmi les outils ou travaux présentés, nous avons retenu :
– Le site «Nos villes vertes », développé par la start-up KERMAP, qui permet d’évaluer et comparer le patrimoine arboré des villes françaises.
– La ville de New-York elle a développé une application permettant de recenser les arbres de la ville et d’évaluer les services écosystémiques qu’ils  rendent.
– L’AURAV mène pour Avignon un recensement des arbres remarquables de la ville. En partenariat avec le CAUE, le Syndicat mixte forestier de Vaucluse et l’EPI ( http://www.caue84.fr/wp-content/uploads/2017/01/Rapport.pdf)
– Comme à Lyon, la ville d’Avignon est en train de développer la charte de l’arbre afin de mieux inventorier, préserver les arbres de la ville.
– Deux vidéos de Natureparif Île de France :
Bâtiment et biodiversité : et si l’on pensait les villes et les bâtiments comme des écosystèmes ?
Gestion écologique : accueillons la biodiversité en ville

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