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FNE Vaucluse au salon des agricultures de Provence

Répondant avec plaisir à l’invitation de la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, FNE Vaucluse a visité le « Salon des Agricultures de Provence », samedi 2 juin au Domaine du Merle à Salon de Provence. Présentée comme « une splendide vitrine des savoir-faire locaux et un authentique marché agricole en circuit court », cette 3e édition rassemblait quasi exclusivement des agriculteurs du département des Bouches du Rhône.

Un évènement populaire, montrant une agriculture dynamique, malgré un contexte difficile, très ancré dans l’actualité (entre l’interdiction de 3 néonicotinoïdes tueurs d’abeilles et le retour sur sa promesse de M. Macron de créer un Fonds d’indemnisation des professionnels victimes des pesticides…).

Outre les traditionnels et très appréciés stands de producteurs, les nombreuses animations pour petits et grands, les stands de matériels et services agricoles, les enclos de bestiaux, la tendance affichée par les participants était majoritairement inscrite sous le drapeau du bio. Un constat positif et encourageant.
« 100% naturel », agriculture biologique, engrais organiques, sensibilisation et préservation des terres, solutions alternatives, étaient les leitmotivs de nombreux exposants. Un changement de direction porté par des impératifs de santé, mais aussi la nécessité de satisfaire la demande, et répondre à un nouveau marché en pleine expansion.
Du « Guanobat », engrais à base de déjections de chauves-souris, aux insectes auxiliaires, en passant par les pièges chromatiques ou sexuels, les propositions d’alternatives aux intrants ne manquaient pas. Toutes ne sont pas encore opérationnelles (Cf. Actu Environnement à propos du  rapport de l’ANSES du 30 mai dernier “Risques et bénéfices des produits phytopharmaceutiques à base de néonicotinoïdes et de leurs alternatives”), ou généralisables, mais cet actuel bouillonnement d’idées et de recherche porté par le monde agricole est de bon augure pour l’environnement.

Au-delà de sa volonté de dialoguer, de faire acte de présence et de réfléchir main dans la main avec les agriculteurs qui le souhaitent, FNE Vaucluse s’est donc sentie à l’aise dans cette manifestation, même si, comme le soulignait la remarque d’un représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants), lui-même agriculteur, elle demeurait un invité un peu particulier : “J’ai moi-même plusieurs hectares de culture de maïs dont la plupart est destinée à l’exportation, et si on m’enlève les pesticides, je ne pourrai plus travailler.”

La participation de la Fédération de Pêche des Bouches-du-Rhône à ce salon était également intéressante, marquant un désir de dialogue entre agriculture et écologie alors que la protection des cours d’eau et la valorisation des milieux humides s’est souvent heurtée aux pratiques culturales. Comme en Vaucluse, la Fédération établit une cartographie détaillée des cours d’eau ainsi que l’état des lieux des espèces qui les habitent ou en dépendent.