2 - Avis et Communiqués

De la prise en charge des déchets en région Provence-Alpes-Côted’Azur. Entre action publique et expérience ordinaire

Participation vauclusienne remarquée lors de la restitution publique de l’étude « De la prise en charge des déchets en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Entre action publique et expérience ordinaire», menée par le LAMES à la demande de la Région.
A cette occasion, les chercheurs spécialistes ont commenté et mis en perspective les premiers résultats.
Interviewé dans le cadre de l’étude, Jean-Paul Bonneau participait à la table ronde « Les traces de l’histoire dans les fonctionnements actuels »

Contexte : La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur élabore actuellement son Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD), et s’attache plus particulièrement à un programme régional « zéro déchet plastique en stockage en 2030 ». Elle a conclu un partenariat d’étude avec le Laboratoire diterranéen de Sociologie de l’université d’Aix Marseille. Cette étude, conduite sur deux agglomérations, le Grand Avignon et Sophia Antipolis consistait, par des recherches et des enquêtes de terrains, à questionner les politiques publiques et investiguer les interfaces entre les actions mises en œuvre par les agglomérations et les usagers des services publics de la gestion des déchets.

Quelques éléments entendus ce 12 décembre :
La Région a pris la mesure de la situation et de l’urgence, comme de la nécessité à changer nos comportements en matière de gestion des déchets. L’adhésion des populations est plus que jamais nécessaire
Comprendre pour porter remède était un des buts de cette étude
Menée par des sociologues de l’université, elle s’est attachée à retracer l’histoire récente de notre gestion des déchets, depuis les années 1970, qui marquent la fin de la gestion intégrée à la commune, jusqu’aux années 2010, en passant par les années 1990 synonymes de concentration des exutoires et de premières actions de recyclage.

Des freins à la rationalisation du système ont été identifiés :
– absence de sensibilisation des usagers
– multiplication des dispositifs (tri, ramassage, gestion…)
– concentration des centres de tri
– difficulté de réorganiser un travail du fait du clientélisme (les équipes constituant souvent pour les maires une petite réserve d’emploi à confier à des obligés)
– les débuts timides de la prévention.

Certains se diront que la Région pouvait s’épargner les frais d’une étude dont beaucoup d’entre nous lui auraient volontiers communiqué, quasi gratuitement, les résultats ! Nous pensons au contraire que la rigueur universitaire permet de bonnes bases pour une construction nouvelle. Nous apprécions aussi que d’autres que des « associatifs » soulignent que le clientélisme est toujours un frein au progrès. En revanche nous regrettons que l’étude soit restée muette sur le pouvoir de ces grands et puissants acteurs de la gestion des déchets que sont Suez, Véolia ou Pizzorno.

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