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Le Vaucluse en vigilance sécheresse

15 avril 2017: la Nesque à Pernes

Suivant en cela l’avis du Comité sécheresse réuni le 16 juin dernier, le préfet de Vaucluse a placé le département en situation de vigilance.

Gilles Blanc de la DDT, résume les raisons de cette décision : “Grâce à une pluviométrie printanière proche des normales saisonnières, la situation hydrologique en Vaucluse est restée relativement favorable jusqu’à fin mai. Depuis début juin, le Vaucluse connaît une forte vague de chaleur ainsi qu’une absence de pluie. Cette situation a entraîné une baisse rapide des débits des cours d’eau et des nappes phréatiques déjà fragilisées par l’épisode de sécheresse observé en 2016. Grâce à une pluviométrie printanière proche des normales saisonnières, la situation hydrologique en Vaucluse est restée relativement favorable jusqu’à fin mai. Depuis début juin, le Vaucluse connaît une forte vague de chaleur ainsi qu’une absence de pluie. Cette situation a entraîné une baisse rapide des débits des cours d’eau et des nappes phréatiques déjà fragilisées par l’épisode de sécheresse observé en 2016.

Les prévisions météorologiques pour les prochains jours semblent confirmer la poursuite de ce temps chaud et sec dans un contexte d’augmentation des prélèvements agricoles ou pour l’eau potable avec un risque d’une aggravation rapide de la situation de sécheresse.

En conséquence au regard de la situation, le Préfet de Vaucluse, après consultation du comité départemental « Sécheresse » réuni le 16 juin 2017 a décidé de placer en situation de vigilance « sécheresse » l’ensemble du département par arrêté préfectoral du 16 juin 2017 dont vous trouverez une copie ci-jointe.

Le seuil de vigilance permet d’informer l’ensemble du public et des usagers de l’eau afin qu’ils adoptent dès à présent des comportements visant une gestion économe de la ressource en eau et de sa protection vis-à-vis des pollutions. Les recommandations générales décrites dans l’arrêté préfectoral s’appliquent à tous et dans l’ensemble du département :

– limitation de la consommation d’eau de façon générale ;
– lutte contre les fuites sur les réseaux d’eau potable ou d’eaux brutes (réseaux, poteaux incendie et bornes de sulfatage, fontaines…).

Il est notamment recommandé de :

■ restreindre les usages secondaires (nettoyage des voitures, lavages extérieurs…) ;

■ réduire le lavage des voies et trottoirs au strict nécessaire de salubrité ;

■ réduire les consommations d’eau domestique ;

■ organiser la gestion du remplissage des piscines, pour éviter de déstabiliser le fonctionnement des réseaux ;

■ procéder à des arrosages modérés des espaces verts et mettre en place des systèmes de récupération de l’eau de pluie pour l’arrosage ;

■ adapter les plantations aux conditions climatiques de la région ;

■ anticiper sur les éventuelles restrictions futures.

Sur le fondement de la salubrité et de la sécurité publique, les maires pourront, à tout moment et en application du code général des collectivités territoriales, prendre par arrêté municipal des mesures de restriction plus contraignantes que celles imposées par le présent arrêté, dans l’objectif de satisfaire en priorité l’alimentation en eau potable des populations.

Une attention soutenue sera apportée au suivi de cette situation de vigilance et à l’évolution des indicateurs et des usages de l’eau afin de prévenir dans les meilleurs délais tout risque d’aggravation de la sécheresse.”