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Gaz de schistes : des sénateurs ont tenté de mettre à profit la loi de transition énergétique pour imposer la recherche

En toute discrétion, à l’occasion du passage au sénat du projet de loi relatif à la transition énergétique, des sénateurs ont tenté de rouvrir la porte à la recherche des hydrocarbures non conventionnels en déposant un amendement à l’article 49, prévoyant « la vérification du potentiel de notre pays en hydrocarbures non-conventionnels » !

La France a tourné le dos aux gaz et huiles de schiste en 2011 en interdisant la fracturation hydraulique, mais les industriels font pression pour que les gaz et huiles de schiste puissent être exploités coûte que coûte. Ils viennent de créer, à cette fin un « Centre des hydrocarbures non conventionnels (CHNC) » afin, selon eux, d’« apporter une information scientifique sur ces sujets », et de « sortir de cet esprit d’obscurantisme où on est plongé ». Il est présidé par Jean-Louis Schilansky, ancien patron de l’Union française des industries pétrolières (Ufip). Voir à ce sujet notre sélection d’articles.

L’industrie bénéficie du soutien actif de sénateurs, parmi lesquels Jean-Claude Lenoir, sénateur de l’Orne, dont la grande neutralité (!!) avait frappé du temps qu’il était chargé, avec le député Bataille, par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), d’ « étudier les techniques alternatives à la fracturation hydraulique ». L’on retrouve ce monsieur qui plaide, « sans vouloir ouvrir le débat » (sic!) en faveur de la recherche de gaz de schiste, ainsi que quelques autres dont nous vous communiquons les noms : MM. P. Leroy, César, G. Bailly, Bonhomme, Calvet et Cardoux, Mme Cayeux, MM. Chasseing et Danesi, Mmes Debré et Deromedi, MM. B. Fournier, J. Gautier, Gilles et Grémillet, Mme Gruny, MM. Houel et Karoutchi, Mme Lamure, MM. Laufoaulu, Longuet, Mandelli et Mayet, Mmes Mélot et Micouleau, MM. Morisset, Pierre et Pinton, Mme Procaccia et MM. Revet, Savary, Trillard et Husson

Vigilants, les collectifs citoyens ont alerté leurs élus, et la majorité des sénateurs présents au Sénat a finalement rejeté ce projet en contradiction avec la loi du 13 Juillet 2011.

Il n’en demeure pas moins, qu’à la veille de l’accueil en décembre 2015 de la conférence de l’ONU sur le climat à Paris (COP 21), notre pays se doit de confirmer son engagement pour développer un modèle énergétique moins carboné et moins tourné vers les énergies fossiles : Le rejet des permis de recherche et demandes de permis non conventionnels doit être formalisé.

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